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La mode italienne s’unit à Milan

By CEG Studio 4 années ago
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La Camera della moda, équivalent italien de la Chambre syndicale parisienne de la mode, organisait, dimanche 23 juin, une conférence de presse pour annoncer ses objectifs et son nouvel organigramme. Autour du président Mario Boselli, de grands noms du luxe italiens, dont Patrizio Bertelli (vice-président adjoint de Prada), Ermenegildo Zegna (vice-président de la marque) et Diego Della Valle (vice-président de Tod’s) entendent unifier la mode italienne pour affirmer sa place dans un marché mondial où la concurrence est rude. L’émergence de Londres dans le calendrier de la mode masculine a coûté à Milan deux grands défilés, Burberry et Alexander McQueen, partis de l’autre côté de la Manche.

Le discours est musclé, hésite entre pensée positive et arrogance : le luxe italien, ses grandes entreprises et sa culture esthétique sont des atouts majeurs pour l’industrie de la mode. Elle aurait donc tous les moyens pour imposer sa puissance. En attendant, elle affiche toujours un front désuni : si Giorgio Armani est annoncé en cours d’intégration, des labels comme Gucci restent encore à l’écart. Il est intéressant de voir Milan passer à l’offensive et penser à l’avenir : jeunes créateurs quasi inexistants sur le marché, développement digital en mode start-up, unité à consolider… Le chantier est vaste, et on y verra sans doute plus clair en septembre pour la fashion week féminine.

IMPRIMÉS NÉONS ET CUIRS CLOUTÉS

En attendant, la mode italienne occupe les pages faits divers. Le duo de Dolce & Gabbana vient d’être condamné à une amende astronomique (quelque 300 millions d’euros) ainsi qu’à un an et huit mois de prison pour une affaire de fraude fiscale. Les deux intéressés, qui ont fait appel, assurent n’avoir jamais gagné les sommes qu’on les accuse d’avoir dissimulées au fisc. L’imbroglio risque de durer. Leur dernière collection – imprimés « ruines antiques », costumes aux coupes pas toujours justes – ne restera pas dans les annales.

La fête post-défilé autour du footballeur Lionel Messi (soupçonné de fraude fiscale) est une idée à double tranchant : légèreté ou provocation ?

Quitte à pratiquer le lâcher-prise stylistique, autant y aller aussi joyeusement que Versace : les imprimés néons ou néo-tags, et les cuirs cloutés ambiance SM frôlent le délire communicatif. La mode masculine n’étant pas stratégique pour la marque, Donatella Versace peut s’amuser. La réalisation impeccable emporte l’affaire. Mais le coeur de métier et l’âme de la mode italienne sont ailleurs : dans une manière cérébrale et sensuelle de gérer un héritage classique, un art pratiqué avec grâce par Prada et Bottega Veneta.

Chez Prada, le thème éculé des vacances au soleil prend des allures grinçantes, diaboliquement fines. Les superpositions volontairement clinquantes de vrais-faux imprimés hawaïens, mélangés à des costumes dépareillés, des couleurs sourdes et des détails empruntés au sport, réinventent une garde-robe fraîche et excitante.

Chez Bottega Veneta, Tomas Maier privilégie une douceur subtile, soutenue par un savant équilibre de matières naturelles ultraluxueuses (gabardine de coton papyrus, soie, cachemire, agneau rebrodé ou imprimé) et de coupes précises. Son Colorama minéral fait aussi merveille avec ses verts secs et ses gris métalliques et onctueux à la fois.

La scène milanaise n’est pas réservée aux Italiens, quelques créateurs étrangers s’y distinguent. L’Allemande Jil Sander continue de proposer des silhouettes minimales aux proportions radicales : manteaux droits parfois rigides, maxi-bermudas… Ses touches fluorescentes composent une garde-robe presque futuriste pour une marque qui continue de montrer un autre chemin.

L’excentricité militante de Vivienne Westwood est aussi une bouffée d’air. Les motifs exotiques et les silhouettes aux formes anarchiques font le spectacle, mais une vraie garde-robe défile sur le podium : costume en lin parfait, sacs de voyage, lunettes, chaussettes, jeans… Tout est là. Reste à savoir si Dame Westwood et sa crinière orange n’auront pas envie de retrouver la scène londonienne.

Source : Carine Bizet pour Le Monde Style.

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